Bogotá : une femme recherchée par l’Argentine arrêtée après des vols présumés lors de rendez-vous obtenus via des applis de rencontre

Photo d'archive d'une arrestation policière liée à des vols après rencontres en ligne

En Colombie, une femme recherchée par l’Argentine a été arrêtée à Bogotá dans une affaire où elle est soupçonnée d’avoir drogué puis volé plusieurs hommes rencontrés via des applications de rencontre.

Une nouvelle affaire en Amérique latine rappelle les risques liés aux rendez-vous organisés via des applications de rencontre. Selon Infobae, la police colombienne a arrêté à Bogotá une femme de 27 ans visée par une notice rouge d’Interpol à la demande de l’Argentine, dans le cadre d’une enquête sur plusieurs vols commis après des rencontres arrangées en ligne.

D’après les autorités citées par le média, la suspecte aurait utilisé des plateformes de dating pour entrer en contact avec des hommes, instaurer un climat de confiance puis organiser des rendez-vous dans des logements privés ou des lieux de sortie. Une fois sur place, elle est soupçonnée d’avoir versé une substance toxique dans leurs boissons afin de les neutraliser, avant de s’emparer d’argent, d’objets de valeur et de documents.

L’enquête la relierait à cinq faits commis en Argentine sous ce mode opératoire. Le dossier est suivi par le Juzgado Nacional en lo Criminal y Correccional N.º 56, qui a émis la demande internationale pour hurto agravado. Les autorités colombiennes ont indiqué que l’arrestation a eu lieu dans le cadre d’un contrôle de routine à Bogotá, au cours duquel les agents ont découvert qu’elle faisait l’objet d’un signalement international.

Toujours selon la police, la méthode attribuée à la suspecte reposait sur une sélection ciblée des victimes via les applications, suivie d’un lien de confiance artificiel avant le passage à l’acte. Cette mécanique rappelle un schéma désormais bien connu : faux sentiment de sécurité, rencontre privée, soumission chimique présumée puis vol.

La femme arrêtée a été remise à l’autorité compétente et devra répondre aux accusations pour lesquelles elle est réclamée par la justice argentine. L’affaire souligne aussi la dimension transnationale de certaines escroqueries ou agressions liées aux rendez-vous en ligne, où des suspects peuvent circuler d’un pays à l’autre pendant que les victimes se trouvent dans une autre juridiction.