Usurpation d’identité : son visage a servi à piéger des inconnus pendant des années

Portrait numérique flouté évoquant une usurpation d'identité utilisée pendant des années

Au Royaume-Uni, une jeune femme raconte comment ses photos ont été reprises sur de faux profils pour manipuler d’autres personnes, ruiner sa réputation et faire déborder le harcèlement dans sa vie réelle.

Pendant plusieurs années, Sasha-Jay Davies a vu son identité lui échapper. Des inconnus utilisaient ses photos sur de faux comptes pour discuter avec des hommes, nouer de fausses relations et donner l’impression qu’elle était à l’origine de messages ou de rendez-vous qu’elle n’avait jamais envoyés ni acceptés.

L’affaire a pris une ampleur inquiétante lorsque ces faux profils ont commencé à attirer un grand nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux. À force de gagner en visibilité, ils paraissaient parfois plus crédibles que les vrais comptes de la victime elle-même. Selon le témoignage relayé par BBC Afrique, cela a profondément affecté sa vie quotidienne, sa réputation et son sentiment de sécurité.

Le dossier ne se limite pas à une simple imitation en ligne. L’article décrit aussi des publications humiliantes, des montages et l’usage d’images d’autres femmes pour renforcer l’illusion. Une autre jeune femme interrogée dans le même papier explique avoir elle aussi ressenti un fort sentiment de violation après le vol répété de ses photos sur les réseaux.

Des spécialistes cités dans l’article rappellent que le catfishing n’est pas toujours qualifié automatiquement comme une infraction en tant que telle, mais que les faits associés peuvent relever du harcèlement, de la fraude ou d’autres atteintes lorsqu’ils causent un dommage réel. Dans ce cas précis, la police du sud du Pays de Galles a ouvert une enquête, tandis que les plateformes concernées ont finalement supprimé les faux comptes.

Pour aller plus loin : Les faux profils et le catfishing